Le print n’est pas mort : il s’adapte, évolue et se renforce à l’ère de l’IA
Un discours récurrent, une réalité bien différente
Depuis plusieurs années, on entend régulièrement que le print est voué à disparaître, remplacé par le digital et désormais par l’intelligence artificielle. Pourtant, la réalité du terrain raconte une tout autre histoire. Le print n’est pas mort : il a évolué, s’est modernisé et s’inscrit aujourd’hui dans un écosystème où le numérique et l’IA ne sont pas des ennemis, mais des outils complémentaires au service de la création.
La force unique de la matérialité du papier
L’imprimé conserve un avantage fondamental que le digital ne pourra jamais totalement reproduire : la matérialité. Le papier se touche, se sent, se conserve. Une brochure, un livre, une carte de visite ou un emballage établit une relation physique avec la marque. Cette expérience engage davantage le lecteur et renforce la mémorisation, là où les contenus numériques se consomment vite et s’oublient tout aussi rapidement.
Le savoir-faire humain au cœur du print
Un projet print ne se résume jamais à un simple clic ou à une automatisation totale. Il repose sur une suite de décisions humaines : choix du papier, du grammage, gestion des couleurs, contraintes techniques, finitions, façonnage. Ce sont ces arbitrages, issus de l’expérience et du dialogue entre graphiste et imprimeur, qui garantissent la qualité finale. Aucune intelligence artificielle ne remplace cette compréhension fine de la chaîne graphique.
L’IA : un outil puissant, mais pas autonome
L’intelligence artificielle offre aujourd’hui de vrais gains de productivité : aide à la mise en page, génération de premières pistes visuelles, correction ou vérification de contenus. Mais croire qu’elle peut produire seule un support print pertinent est une illusion. L’IA ne connaît ni l’histoire d’une marque, ni son public, ni les subtilités culturelles et émotionnelles d’un message. Elle exécute des tâches, elle ne porte pas d’intention créative.
Web-to-print : automatiser sans déshumaniser
Le web-to-print est souvent perçu comme une menace pour les métiers du print. En réalité, il en est une évolution logique. L’automatisation simplifie les commandes, réduit les erreurs et optimise les coûts. Mais derrière chaque solution performante se cache un savoir-faire humain : conception des gabarits, règles de production, contrôles qualité. Sans cette expertise, l’automatisation ne produit que des supports standardisés et sans valeur.
Le retour en valeur du print à l’ère du tout digital
Dans un monde saturé de notifications, d’écrans et de contenus générés automatiquement, le print retrouve une place stratégique. Il ralentit le temps, impose une lecture plus attentive et renforce la crédibilité d’un message. Pour de nombreuses marques, l’imprimé devient un marqueur de sérieux, de qualité et de différenciation.
Penser complémentarité plutôt qu’opposition
Opposer IA, digital et print n’a plus de sens. L’IA permet d’aller plus vite, le web-to-print structure les flux, mais l’humain reste le garant du sens, de la cohérence et de la qualité. Le print ne survit pas malgré la technologie : il se renforce grâce à elle, tant que l’on respecte une évidence essentielle — créer, décider et transmettre restent profondément humains.

Mate dans un workflow print concret
Sur cette image, j’ai demandé de créer une couleur Pantone quadri nommée « découpe », ainsi qu’un calque portant le même nom. J’ai ensuite demandé d’appliquer cette couleur au tracé, de la sélectionner, puis de la déplacer automatiquement sur le calque « découpe ».
Cela peut sembler anecdotique, mais cet exemple illustre très clairement le potentiel de ce plug-in : à partir d’actions simples, il devient possible d’automatiser des tâches complexes et de construire des workflows beaucoup plus puissants et efficaces.
Des plug-ins comme Mate trouvent toute leur pertinence lorsqu’ils sont intégrés intelligemment dans un workflow print réel. Par exemple, Mate peut aider à préparer des contenus structurés pour une brochure, vérifier la cohérence des textes, assister à la déclinaison de supports ou fluidifier les échanges entre design et production. Pendant ce temps, le graphiste se concentre sur l’essentiel : hiérarchie visuelle, lisibilité à l’impression, adaptation aux contraintes techniques, choix des finitions. L’outil accélère les étapes répétitives, mais le regard humain reste décisionnaire à chaque phase clé du projet. Mate apporte ainsi un gain de temps mesurable, une réduction des erreurs de relecture, une meilleure homogénéité éditoriale et une continuité accrue entre les phases de conception graphique et de production print, sans jamais remplacer l’expertise métier du graphiste.